Optimiser ses revenus : déductions et abattements
La première stratégie pour alléger son imposition consiste à optimiser la déclaration de ses revenus en utilisant judicieusement les déductions et abattements prévus par la loi. Les frais professionnels peuvent être déduits soit au forfait (abattement de 10 % pour les salariés) soit au réel si les dépenses engagées sont supérieures. Les pensions alimentaires versées aux enfants majeurs ou aux ascendants dans le besoin sont déductibles du revenu global, dans certaines limites. Les travaux de rénovation énergétique dans la résidence principale peuvent ouvrir droit à des crédits d’impôt. La déduction des cotisations d’épargne retraite (PER) permet de réduire le revenu imposable tout en se constituant des revenus futurs.
L’optimisation de la situation familiale est également déterminante. Le quotient familial permet de diviser le revenu imposable en fonction du nombre de parts, réduisant mécaniquement le taux marginal d’imposition. Le rattachement des enfants majeurs au foyer fiscal, le choix entre imposition commune ou séparée pour les couples pacsés ou mariés, et la déclaration des frais de garde des jeunes enfants sont autant de leviers d’optimisation accessibles à tous.

Investir dans des dispositifs de défiscalisation
Les dispositifs de défiscalisation permettent de réduire directement le montant de l’impôt dû, et non simplement le revenu imposable. La loi Pinel offre une réduction d’impôt allant jusqu’à 21 % du montant investi dans un logement neuf mis en location pendant 6, 9 ou 12 ans. Le dispositif Malraux permet une réduction d’impôt de 22 à 30 % des travaux de restauration d’immeubles situés dans des quartiers anciens protégés. Le Girardin industriel, quant à lui, finance des équipements productifs dans les départements d’outre-mer avec une réduction d’impôt pouvant dépasser 100 % du montant investi.
Les dispositifs d’aide à l’investissement dans les PME, via les FIP (Fonds d’Investissement de Proximité) et les FCPI (Fonds Communs de Placement dans l’Innovation), offrent une réduction d’IR de 18 à 25 % des versements, dans la limite de 12 000 euros pour une personne seule et 24 000 euros pour un couple. Le dispositif IR-PME, ou Madelin, offre une réduction d’impôt de 18 % pour les investissements directs en capital de PME, dans la limite de 50 000 euros par an.

Optimiser son patrimoine pour alléger la fiscalité
Au-delà de l’optimisation des revenus et de la défiscalisation, la structuration du patrimoine est un levier majeur de réduction de la charge fiscale. Les enveloppes fiscales telles que l’assurance vie, le Plan d’Épargne en Actions (PEA) ou le Plan d’Épargne Retraite (PER) offrent des régimes de faveur qui permettent de capitaliser dans un cadre fiscal allégé. L’assurance vie bénéficie d’une fiscalité dégressive dans le temps, avec un abattement annuel de 4 600 euros (9 200 euros pour un couple) sur les gains après 8 ans. Le PEA exonère totalement les gains après 5 ans de détention, seuls les prélèvements sociaux de 17,2 % restant dus.
La transmission du patrimoine peut également être optimisée fiscalement. La donation de parts de SCI ou de titres de société avec décote pour défaut de liquidité, le démembrement de propriété (donation de la nue-propriété avec réserve d’usufruit), et le recours aux pactes Dutreil pour la transmission d’entreprise sont autant de stratégies qui permettent de réduire significativement les droits de mutation. Providians vous accompagne dans l’identification des leviers les plus adaptés à votre situation et leur mise en oeuvre coordonnée avec vos conseillers habituels.
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Le Prélèvement Forfaitaire Unique (PFU)
Le Prélèvement Forfaitaire Unique, communément appelé flat tax, est le régime de droit commun de la fiscalité des revenus de capitaux mobiliers depuis 2018. Il fixe un taux unique de 30 % pour les intérêts, dividendes et plus-values mobilières, composé de 12,8 % d’impôt sur le revenu et 17,2 % de prélèvements sociaux. Pour les contribuables dont le taux marginal d’imposition est élevé (41 % ou 45 %), le PFU est généralement plus favorable que le barème progressif. En revanche, pour les contribuables faiblement imposés, l’option pour le barème progressif peut s’avérer plus avantageuse. Cette option doit être étudiée chaque année en fonction de votre situation fiscale personnelle, car une fois exercée, elle s’applique à l’ensemble de vos revenus de capitaux mobiliers pour l’année considérée.
Le PFU ne concerne que les revenus de capitaux mobiliers. Les revenus fonciers, les plus-values immobilières et les revenus d’activité restent soumis au barème progressif de l’impôt sur le revenu. La coexistence de ces deux régimes d’imposition des revenus nécessite une approche globale pour optimiser chaque catégorie de revenus. Providians vous aide à arbitrer entre PFU et barème progressif, et à structurer vos investissements en tenant compte de votre taux marginal d’imposition global, afin de maximiser le rendement net de chaque classe d’actifs.
